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 J'ai pas besoin de nouvelles peurs. (blanche)

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Léon Bellange
PSEUDO : mercure.
AVATAR : Diego Barrueco.
MESSAGES : 397
CREDITS : Psychotic venus, Ziggy Stardust.
ARRIVEE : 27/07/2015
ÂGE : Le brun a traversé vingt-cinq années.
SANG : Mêlé, torturé, embrouillé, confus, bâtard.
COEUR : Fidèle à lui-même.
EMPLOI : Il a vendu sa dignité contre un ou deux billets.

MessageSujet: J'ai pas besoin de nouvelles peurs. (blanche)   Lun 31 Aoû - 22:10


Pied au plancher, amour au poing.
 
Presque minuit, les pâles rayons de la lune comme source lumineuse, le jeune homme déambulait entre les arbres. L'air était tiède, refroidit par l'ambiance glaciale que dégageait ce genre d'endroit. C'était un de ces soirs où sa rage était presque tangible, le quidam pouvait presque la palper, la manipuler. Peut-être la façonner. L'orphelin aurait tant voulu lui donner un autre aspect, sublimer cette rancœur pour qu'elle devienne énergie positive et non force destructrice. Ses muscles endoloris, la respiration sifflante, il escaladait un talus. Direction l'inconnu. Penché en avant, les doigts enfoncés dans la terre pour éviter la chute, Léon détestait ces soirées. Ces assauts sauvages. La victoire du canidé, laissant un Léon terrassé, un Bellange apeuré. Le petit savait pertinemment que les barreaux rouillés qu'il imposait au loup blanc ne le retiendrait pas longtemps. Le métal cassant ne survivrait pas à quelques coups de dents. La montée se faisait rude et ses muscles le faisaient souffrir de plus en plus alors qu'il atteignait le haut de la butte. Une fois qu'il réussit à trôner sur l’amas de terre, le zigue se laissa tomber dans la mélasse, recouvrant les feuilles mortes du déchet qu'était son corps. Une odeur de feuillage emplissait ses narines, une mixture boueuse attaquait ses vêtements et les maigres parcelles de peau qui étaient découvertes. Et malgré ce contact primitif, la colère l'épuisait, la transformation commençait.
Ses mèches trempées de sueur s'écrasaient sur son front, tandis qu'il sentait ses ongles s'allonger. "Ton humanité, ton humanité.." se répétait inlassablement le brun. Mais cette tendresse lui avait été retiré, enterrée aux côtés de sa mère. L'affection avait déserté lâchement son cœur, son esprit. Léon n'était pas de ces loups qui ont un contrôle infaillible sur leur bestialité, pour le brun à tout moment il pouvait vivre une pleine lune. Une lune rouge. Rouge sang, un truc flippant. Le jeune homme se repliait sur lui même, sur ses sensations lorsqu'il entendit une branche craquer. Entre les affres de sa pensée, les affres de la forêt, une autre âme subsistait. Son ouïe sur-humaine et ses sens en alerte ne lui laissaient prévoir rien d'agréable. Son instinct de conservation excitait son organisme, ses mains devenaient moites et ses regards plus fermes. Un bond lui suffit pour se remettre sur ses pieds, les crocs toujours aussi capricieux. Une source de chaleur, une respiration difficilement camouflée, le canidé restait fixé sur l'univers en attente d'informations. Soudain, ses muscles se contractèrent, foutu réflexe, un autre bruit vers la droite, plus près. "Merde." pesta-t-il en s'empressant de se  cacher contre l’enveloppe ridée d'un vieux chêne. Priant pour que sa peau opale ne se fasse pas remarquer. L'angoisse naissance, il enfonçait sans aucune difficulté ses griffes sous l'écorce de l'arbre. Les deux flammes au fond de ses prunelles s'agitaient plus qu'à leurs habitudes et son cœur cognait avec violence contre sa cage thoracique. Quelque chose à le rendre sourd, quelque chose à lui briser un os.
Les pas se rapprochaient, le poux du lycan comme seul écho à ces bruits réguliers. C'était une femme. À l'apparence encore floue et masquée par l'obscurité. Peut-être n'est ce qu'une chimère.

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Blanche Desanges
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ÂGE : vingt ans, qu'elle contemple les neiges d'hiver.
SANG : sang-mêlée qui se fait passer pour pur dans la haute société, mais qu'importe le sang quand on est cracmol.
DON : enfant dénuée de dons, seule sa rage de se battre en est un.
COEUR : letharia vulpina.
EMPLOI : chasseuse, traqueuse, tueuse.

MessageSujet: Re: J'ai pas besoin de nouvelles peurs. (blanche)   Lun 31 Aoû - 23:45


Allumez les bougies, réveillez les esprits
La nuit va être longue vieux frère
 
Elle s’est un peu perdue dans ses rêves désenchantés  Blanche. Son idéal de paix, sans accros, sans guerre et sans décès. Mais tout est bien retombé, en poussière sur le macadam, elle en oublie parfois sa raison, ne cherchant qu’à libérer sa rage. Elle recharge son flingue, gun mortel, le glissant dans la poche de sa veste et marche à toute vitesse, ses bottines claquant sur le béton alors qu’elle s’éloigne du cimetière, rentrant au bercail, là où la chaleur de son foyer s’est éteinte depuis bien longtemps. Elle longe la forêt, fantôme endormi de la nuit, attentive aux hululements des chouettes et à la patte de velours du renard. Et c’est toujours plus fort qu’elle. Il faut qu’elle arpente au moins une fois l’orée des bois, pour s’assurer que rien de plus macabre ne bouge, qu’aucun être lupin n’ait l’audace de croiser son chemin.  

Et elle s’élance, elle vagabonde un peu plus loin, un peu ailleurs. Blanche on ne l’arrête pas. C’est un torrent qui se déverse, qui s’écoule pour échapper à sa vie un peu en marge. Alors l’arme au poing elle s’enfonce dans les bois, éclairée par le seul halo de la lune qui perce à travers la cime des arbres. Mais Blanche ça ne l’effraie pas, cette atmosphère lugubre. Bien au contraire ça la rend plus forte, plus coriace. Parce qu’elle est presque sûre que ce soir, elle va assouvir un dixième de sa fureur. De sa vengeance pour sa défunte mère. Et elle n’en a cure si les brindilles craquent sous ses pas, si la crosse de son arme ricoche contre ses clés, si les balles tintent dans sa poche, ô douce mélodie de l’argent. La fraîcheur du soir emplie ses poumons, la bordant de sa sérénité. Sa sereine âme de chasseuse. Est-elle si calme Blanche ? En apparence, mais dans le fond c’est un feu qui bouillonne, un volcan prêt à exploser quand elle trouvera celui qui lui cause tant de tourments.

Elle sillonne entre les arbres la petite Desanges, serrant son arme dans le creux de sa poche, prête à dégainer au moindre bruit. Elle approche de sa cible sans en être consciente, ralentissant le pas en découvrant une couche de feuilles aplaties par le passage d’un être vivant. Homme ? Loup ? Les sens aux aguets, elle extirpe son pistolet métallique, son tireur d’élite qui ne manque jamais sa cible. Elle s’adosse au tronc de l’arbre, son écorce noueuse épousant son dos, elle contourne sa masse volumineuse à pas de loup, et quand enfin son canon rencontre la masse informe d’un visage alerte, un sourire naît au coin de ses lèvres. Douce vengeance que de découvrir cet Oméga, bien loin d’une meute protectrice. « Alors mon lapin, on s’est perdu dans les bois ? » Le canon braqué sur le malheureux à peine transformé, elle savoure déjà le prix de ce cadavre qui lui tend les bras.

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☆ shiver
on attendra l'hiver, pour s'écrire qu'on se manque. que c'était long hier, que c'est long de s'attendre. tu me pardonnes mon coeur ? de rouvrir notre tombe. pour y planter mon coeur, des pensés d'autres blondes.
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MessageSujet: Re: J'ai pas besoin de nouvelles peurs. (blanche)   Mar 1 Sep - 19:12


Pied au plancher, amour au poing.
 
Sa chair commence à se déformer, ses muscles s'endolorissent sous la pression de la transformation. La fibre s'étire sans délicatesse, son nez laisse place à un museau humide, les traits de son visage perdent leur humanité. Et sa peau pâle commence à se revêtir d'un velours blanc. Quelque chose de doux, comme le sous-poil d'un félin. Léon fixe ses mains, l'air hébété face à l'aspect qu'elle prenne. Le zigue n'étant pas encore habitué à ces changements physiques qu'il trouve laid. Mais le nouvel oméga avait oublié que sa fourrure blanche ne trouve d'écho que dans les reflets de l'astre lunaire. Le lycan attire la lumière, sa pâleur contraste avec la teinte sombre de la terre. Léon devenait une cible facile pour un tueur aguerri. Il se serait bien concentré sur ce changement s'il n'avait pas senti que la présence se rapprochait. La gueule entrouverte, il essaye au mieux de tempérer son souffle, le corps comme statue de marbre. Il se veut figé, oublié. Un bruit de métal arriva à ses oreilles lorsque l'arme fût braquer sur lui. Sa vie ne tenait qu'à un fil, qu'au bon vouloir de la femme qui se trouvait de l'autre côté de la gâchette. Mais à la rigidité de ses muscles et la détermination de sa posture, le jeune homme compris qu'elle n'était pas de ceux dont l'indulgence était monnaie courante.  « Alors mon lapin, on s’est perdu dans les bois ? » lâcha la dangereuse silhouette. Cette tournure teintée de mépris et de fierté avait pour don d'horripiler le quidam qui retint une ou deux répliques cinglantes. Malheureusement, la moindre faux pas le causerait sa perte. Malgré l'agacement qui apparaissait dans les yeux de Léon, le jeune transformé sourcilla à l'intonation de la voix. Une voix qui part légèrement dans les aigus, des syllabes découpées de manière exagérée, le garçon s'apprêtait à fouiller dans ses souvenirs pour savoir d'où cette voix lui était familière mais la bête prit le dessus sur sa volonté.
L'oméga assoiffé de vie donna un grand coup de griffe dans l'arme de la femme et la fît voler plusieurs mètres plus loin. La rapidité de Léon était un de ses seuls atouts, lui qui ne fait pas preuve d'une force impressionnante. Il a toujours pallié son manque de masse musculaire par ses réflexes et sa lucidité. L'homme ne contrôlait pas pleinement la bête mais il avait quand même réussit à dissimuler son visage le temps de la transformation. Léon était un oméga, par conséquent personne ne veillait sur lui et la moindre erreur aurait pu lui coûter la vie. L'arme au sol, le loup se rapprocha de sa proie. Le loup aimait la chair, aimait l'hémoglobine. Fuis la brebis, fuis pour ta vie.

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Blanche Desanges
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MessageSujet: Re: J'ai pas besoin de nouvelles peurs. (blanche)   Mar 1 Sep - 23:58


Allumez les bougies, réveillez les esprits
La nuit va être longue vieux frère
 
Son arme meurtrière, jamais n'a failli face à l'ennemi. Peut-être un peu trop sûre d'elle, Blanche ne mesure pas l'ampleur de la force qui s'étant devant elle. Elle n'a peut-être en réalité jamais sut jauger. Animée par une rage destructrice, le tout menée par le récent décès de sa mère, Blanche est une fonceuse qui n'argumente pas et se contente de dégainer son arme, tirant la balle ultime qui achèvera son adversaire. Mais elle ne le voit pas venir ce coup là, elle ne s'y attend pas. Les crocs retroussés, il se défend le semi lupin. Ça l'anime d'une force semblable, peut-être rendue au centuple, une force à laquelle la gamine peut difficilement faire face seule. Un peu trop téméraire, un peu trop égoïste. Le monstre d'un coup de patte, envoie valser le revolver, un peu plus loin dans le tas des feuilles qui jonchent le sol.

Un pas en arrière. Puis l'autre. Elle recule, son cœur s'affolant dans sa poitrine. La situation lui échappe, et déjà les conséquences de son inconscience font échos au grognement qui agite le semi loup face à elle.
Elle ne s'en laisse pas compter, et rapide, elle dégaine un coutelas glissé dans sa botte, brandissant la lame entre elle et l'animal, veillant toutefois à conserver une distance qui lui permettrait de détaler comme un lapin. Elle plisse ses petits yeux cristallins, détaillant longuement la transformation qui s’opère chez son adversaire. Elle ne sait si elle préfère l'achever en tant qu'humain, ce qui reviendrait à un meurtre ou en tant que lycan. Mais sa peur grandissante d'un combat inégal la gagne peu à peu.

« J'sais pas si me tuer serait la plus brillante des idées mon coco. » La voix de la raison humaine ramènerait peut-être le défaillant loup garou à sa nature première. Cet Oméga ne fait définitivement pas partie de la meute des Nouveaux Loups, elle sait pertinemment qu'ils auraient rappliqué en moins de deux si cela avait été le cas.

« J'en connais qui se ferait une joie de t'exposer en trophée pour avoir voulu ma peau. » Le chantage n'est peut-être pas non plus la meilleure des stratégies, mais quelque chose chez cet individu la pousse à engager la conversation. « C'est quoi ton p'tit nom l'Oméga ? » Elle voudrait entendre le son roque de la voix de cet énergumène dont les pupilles encore humaine évoque un souvenir sur lequel elle n'arrive pas à mettre le doigt.

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MessageSujet: Re: J'ai pas besoin de nouvelles peurs. (blanche)   Jeu 3 Sep - 21:03


Pied au plancher, amour au poing.
 
La panique déforme les traits de la poupée. Brisé le masque de porcelaine. Le loup entend résonner son cœur au fond de ses entrailles, un battement sourd et irrégulier secoue le buste léger de la téméraire. Sens exacerbés, ouïe développée, il se plaît à écouter la mélodie de la peur. Le concert de l’inquiétude. Il entrouvre légèrement la gueule, si le lycan n'avait pas prit le dessus, on aurait pu voir se dessiner un sourire sur le visage de Léon. Un sourire victorieux. Le sourire du bourreau. Ses crocs acérés exposés au regard de la lune, au regard de la brune. L'oméga se veut intimidant, lui le canidé, la créature maudite, de tout temps redouté. Sa posture voûtée en avant, penché sur la femme, illustre cette volonté. Un filet de bave aurait presque pu tâcher son épaule si elle n'avait pas sorti une lame de sa botte. Un arme de sa flotte. Risible duel, le loup et le chaperon. Le prédateur et la proie. Force et esprit s'affronte dans l'obscurité de la forêt, sans possibilité de fuite. Trois mètres les séparent maintenant, séparent la poupée de l'immondice qu'est Bellange. « J'sais pas si me tuer serait la plus brillante des idées mon coco. » Le loup blanc grogne. Un râle sourd engendré par une rage a peine dissimilée. L'orgueil du canidé est touché de plein fouet, la poupée de chiffon le provoque alors que l'animal pourrait la tuer d'un coup de griffe. Mais Léon ne tue pas, il abîme et laisse le destin choisir pour lui.
Bras droit de la faucheuse.
Sa gorge continue de vibrer, ses râles se font attendre qu'il fait un pas vers elle. La lame n'est plus que chimère à ses yeux, désormais aveuglé par l'envie de lui ôter cet air présomptueux. « J'en connais qui se ferait une joie de t'exposer en trophée pour avoir voulu ma peau. »  Il retrousse ses gencives, sort les griffes. Léon n'est pas un trophée, il est enfant de la liberté. L'air grave, le loup blanc ne laissera pas cette fillette le faire chanter. Rien, ni personne n'aurait d'impact sur l'animal, lui, fils de la férocité. Lentement, il se rapproche de la lame et de sa détentrice. Stratagème perfide. Les oiseux ne chantaient pas, ils dormaient. Comme le monde. Comme la mère Bellange. Ce silence mortuaire résonnait dans la tête du quidam dont seul les pas osaient briser ce calme. Les branches craquaient lourdement sous le poids de ses pattes. L'impétueuse desserra à nouveau la mâchoire, glissant : « C'est quoi ton p'tit nom l'Oméga ? ». Encore un de tes crachas, vipère ? Encore une flèche empoisonnée ? Le loup secoua la tête alors que Léon répondit avec plaisir : "Va te faire foutre." Le garçon n'était pas encore dépourvu de jugement, sa survie était en jeu et le secret qui englobait son identité était sa seule chance de vivre un ou deux jours de plus.
Contre toute attente, un bruit s'écrasa contre le tympan du canidé. Quelque chose qui tentait d'être étouffé par une conscience éveillée. Le loup tourna brusquement la tête en direction de cet étrange son, encore bien trop loin pour que sa vue l'atteigne. Son instinct en alerte, l'animal commença à reculer. Il n'aimait pas faire de rencontre nocturne, lui, la créature de la lune.

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MessageSujet: Re: J'ai pas besoin de nouvelles peurs. (blanche)   Sam 5 Sep - 14:39


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La nuit va être longue vieux frère
 
Peut-être un peu trop vindicative la petite chasseuse au sang chaud, oubliant parfois qu’elle n’est pas face à un simple loup des bois. Le mâle à demi transformé réfute, refuse toute coopération, tentant lui-même ce coup de force qui laisse échapper un fin sourire sur les lèvres de Blanche. « Va te faire foutre. » Le couteau tournant entre ses doigts ne lui semble être qu’un mince répit face à ce qui l’attend. D’autant plus que sa langue fourche à nouveau, incapable de rester l’enfant sage qu’elle était auparavant. « Sympa comme nom. » Un rire mesquin s’échappe de sa gorge, à mesure que le danger approche. Est-elle sûre cette douce enfant de vouloir risquer sa vie à cet instant ? Son expérience de chasseuse n’est qu’une futilité comparée aux trois mois intensifs qu’elle vient de subir dans cette course aux loups garous. Blanche n’est pas encore apte à affronter ces êtres mi humains, mi monstres seule. Mais elle n’avouera jamais sa défaite. Et celui-ci semblait être le meilleur appât pour prouver sa valeur. Mais t’as raté ton coup mon ange.

Le silence qui subsiste entre les deux se voit soudain troublé par un geste brusque du loup. Reculant d’un pas, elle peut voir ses instincts primitifs ressurgir. Ses oreilles pointées vers un horizon inconnu. Qu’entend-t-il ? Que perçoit-il ? Les sourcils froncés, Blanche comprend que quelque chose ne va pas. Pour elle ou pour lui ? Une meute de loup qui viendrait défendre leur congénère menacé ? Ou au contraire une bande chasseurs qui lui viendrait en aide. Dans les deux cas, elle ne préfère pas s’attarder. « Hm… Vatefairefoutre ? » La situation est tellement peu risible à cet instant que Blanche ne sait si cette note d’humour parviendra à apaiser les mœurs. « Toi et moi on n’est pas vraiment pote, mais si j’te laisse en paix et toi aussi, on pourrait détaler ? Genre maintenant ? » Les battements irréguliers de son cœur, elle est certaine qu’il peut les percevoir. Est-ce un appel à satisfaire sa faim avant de s’exécuter et de déguerpir ou plutôt une note d’humanité résonnant dans ce monde de brutes ? Les yeux pétillants d’une lueur apeurée, Blanche cesse les sarcasmes, attendant simplement que ce type la tire d’une situation dans laquelle elle s’emmêle, prise au piège dans une toile d’araignée.

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MessageSujet: Re: J'ai pas besoin de nouvelles peurs. (blanche)   Sam 12 Sep - 19:25


Pied au plancher, amour au poing.
 
« Sympa comme nom. » ironise la petite brune, ses doigts toujours autour de la lame. Ne ressentait-elle aucune crainte ? Les battements de son cœur paniqué contrastait étonnement avec l'attitude désinvolte qu'adoptait la téméraire. Son poil s'hérissait brusquement alors qu'il s’apprêtait à commettre l'irréparable. Lui trancher la gorge, faire jaillir le sang, se jouer de la vie, servir la faucheuse. Quelques secondes lui aurait suffit pour qu'il plante ses crocs dans la chair de l'aventurière. Qu'il aspire son énergie, qu'il lui arrache son sourire.
Sa longue langue pend, coincé entre ses crocs. Léon n'est plus qu'une vision d'horreur, l'incarnation du mythe lunaire. La cruauté déforme ses traits bestiaux, alors qu'un bruit perturbe ses plans. Dans un rapide mouvement de recul, l'Oméga se cache à nouveau dans l'ombre. Il se protège de la lumière lunaire. La panique et l'appréhension commence à gangrener son cerveau. Épais venin qui paralyse toutes ses facultés mentales avant qu'il soit ramené à la réalité. « Hm… Vatefairefoutre ? Toi et moi on n’est pas vraiment pote, mais si j’te laisse en paix et toi aussi, on pourrait détaler ? Genre maintenant ? » La voix clair et limpide de sa téméraire le ramène violemment sur la terre ferme. Il pose son regard azuré sur son visage apeuré. Elle n'est plus reine sur l’échiquier, désormais simple pion face à l'inconnu. Petite proie qui cherche du réconfort entre les griffes du prédateur. Naïveté morbide. Les bruits se rapprochent, une masse sombre se dessine à l'horizon. Une étrange silhouette qui ne trouve d'écho que dans celle de Léon. La bête se rapproche, alors que Léon attrape violemment le bras de la femme. L'oméga n'a pas perdu toute rationalité, il la tuera plus tard. Il la fait voler sur son dos alors que d'un sourd grognement, il lui fait comprendre qu'elle doit se cramponner. Sans même attendre qu'elle ai traité l'information, le loup commence à prendre la fuite. Il détale sans demander son reste, la femme accroché à son poil. La gueule béante alors que ses yeux ciel percent la nuit. L'autre les remarque donc, attiré par le manque de discrétion dont les compères de mauvaise fortune font preuve. C'est là qu'une terrible course poursuite commence entre les deux loups. Deux congénères motivés par la même chose, le sang de l'autre. Tandis qu'il avale les mètres, l'oméga blanc ne cherche en rien à soulager la tache de sa brune dont le corps supporte mal les bonds du loup.  Toujours avec cette même élégance, il slalome entre les arbres, concentré sur sa trajectoire. Sa raison qui lui crie de ne pas se retourner, de ne pas la lâcher.
L'esclave de la lune n'est pas encore un habitué de la forêt, il pensait pouvoir fuir, pouvoir s'en sortir mais l'arrêt est net. Le freinage brusque lorsqu'il arrive nez à nez avec une parois rocailleuse. La femme sur son dos manque de lui passer au dessus, elle aurait fini sa course la tête contre un rocher s'il n'avait pas eu le réflexe de la tenir. Bloqués, capturés, pris au piège. Lentement, il sent le poids d'une mort imminente lui tomber sur les épaules. L'adrénaline remplie ses veines lorsque l'oméga se retourne, prêt à toute éventualité. Celui qui les traque risque d'arriver d'une minute à l'autre. Il perçoit ses pas lourds, lents et sa respiration plus calme. Il les a mené ici, il savait où ils termineraient. Tu t'es fais avoir comme un bleu, du con.

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Blanche Desanges
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MessageSujet: Re: J'ai pas besoin de nouvelles peurs. (blanche)   Jeu 24 Sep - 21:46

[quote="Blanche Desanges"]

Allumez les bougies, réveillez les esprits
La nuit va être longue vieux frère
 
Tambours lancinants, les pas agiles et rapides qui s'approchent du duo atypique. Tétanisée la petite Blanche se mord déjà les doigts de n'être pas rentrée chez elle, comme toute bonne adolescente de vingt ans qui ne mesure pas encore la témérité de ses choix. Ses yeux farouches se posent sur les ombres qui se meuvent derrières les brumes du soir qui s’élèvent du sol. Morbide présage.

Mais les questions sur l'identité de l'hybride qui vient à leur rencontre restent sur les lèvres de la chasseuse, désormais dépourvue d'une arme digne de ce nom. L'anonyme garçon crispe ses doigts forts autour de bras frêle de Blanche qui ne peut retenir un gémissement de douleur. L'être lupin ne s'attarde pas. Sa conscience vacillant entre rêve et réalité, ciel et terre. A moitié raccroché à sa nature humaine pour sauver l'une des siennes, à moitié perdu dans les limbes de sa transformation, il la hisse sur son dos avec une aisance déconcertante, ses jambes cavalant sur le sol plus rapide qu'un cheval lancé au galop. Sur de lui, il dévale les ravins, esquivent les arbres, dans un mouvement chaotique qui secoue Blanche comme un prunier, sans ménagement.

La peur au ventre, et l'adrénaline qui se répand dans ses veines, un sourire presque amusé s'étire sur les lèvres de la brune. Des souvenirs enfouis dans un passé lointain ressurgissent sans crier gare.

Tes doigts fins, des doigts agiles qui s’accrochent désespérément à sa fourrure blanche et soyeuse. Aussi blanche que les neiges qui se répandent au sol. Tu voles au dessus du sol Blanche, sur le dos de ton loup blanc, ami de tes rêves, ombre chimérique de ton enfance. La forêt défile devant tes yeux enfantins, plus enchanteresse que menaçante. Les flocons qui se perdent dans ses poils soyeux et qui ricochent sur ta langue. Ça c'est le goût de ton enfance perdue. A jamais dans des souvenirs qui ne t'appartiennent plus. Disparu avec lui. Avec le loup blanc.

Les valons de la forêt défilent sous ses pieds, et bien accrochée sur le dos de la semi créature, Blanche se croit déjà en sécurité. Un peu trop tôt. Il est déjà trop tard. Les roches déjà font barrage à la course effrénée dans laquelle ils s'étaient lancés. Manquant de peu de voir aplatir son joli minois, c'est le semi loup qui la rattrape, la ramenant au sol. Le cœur battant la chamade, le souffle presque aussi rapide que si elle avait couru ce marathon elle même, les yeux de Blanche brille d'une lueur incertaine. Qu'en est-il maintenant ? Que va-t-il advenir d'un oméga et d'une chasseuse, pris au piège par un alpha et sa meute ?

Fébrile la petite Blanche, la revoilà devenue l'enfant qu'elle était. La stupide enfant chérie d'un loup. Histoire incongrue que l'on fait passer pour mythe. Mais si son loup était là, il la protègerait. Comme il l'avait toujours fait. Comme il le ferait toujours. Mais son loup n'est plus là. C'est un autre à la place. Un autre qui possède une trempe de fer.

« Fais un truc. N'importe quoi. Mais tire nous de là je t'en supplie. » Elle s'incline à genoux devant son ennemi Blanche, devant plus fort qu'elle. Elle s'incline devant la puissance destructrice des loups qu'elle aime tant mais qu'elle est obligée de haïr depuis de tragiques évènements. Elle s'incline parce que personne d'autre qu'un loup n'a pu la tirer des griffes de ce sang impie qui coule dans ses veines. Les loups sont l'unique magie que Blanche peut comprendre.

_________________
☆ shiver
on attendra l'hiver, pour s'écrire qu'on se manque. que c'était long hier, que c'est long de s'attendre. tu me pardonnes mon coeur ? de rouvrir notre tombe. pour y planter mon coeur, des pensés d'autres blondes.
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J'ai pas besoin de nouvelles peurs. (blanche)
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