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 crying lightning (saëlole)

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Saël Beaumort
PSEUDO : wildworld (chloé)
AVATAR : dylan o'brien
MESSAGES : 148
CREDITS : @AESTHETIC
ARRIVEE : 30/08/2015
ÂGE : vingt-cinq années d'une vie torturée.
SANG : pur, à l'évidence, générant l'envie, la richesse, le pouvoir.
DON : lui-même est un don.
COEUR : fiancé à la douce poupée contre son gré, mais son cœur reste meurtris, indécis, généré par un trop plein de pulsions déplacées envers cette rousse endiablée.
EMPLOI : langue-de-plomb, département des mystères.

MessageSujet: crying lightning (saëlole)   Lun 31 Aoû - 13:10



≈ crying lightning. your pastimes consisted of the strange, and twisted and deranged, and I love that little game you had called crying lightning.©lemonpie.
sa chevelure de feu qui virevolte d'un bout à un autre de la pièce. ses joues rougies par la chaleur et la détermination de ses mouvements, accompagnant sa bouche rebondie et entrebâillée. lole éclairée, sous tous les regards alléchés, contrastant avec saël, tapi dans l'ombre dans un coin du cabaret. un troisième verre à siroter, un énième sourire pervers élargi lorsque la danse de la belle se veut plus intense. plus intense encore que la journée qui vient de se terminer, avec ses secrets toujours multipliés, et ses altercations encore dirigées. lole, c'est la dernière note de violence dans la soirée, histoire de finir tout en beauté. la nuit tombée laisse place à des aventures toujours plus folles, toujours plus imprédictibles. l'adrénaline coule dans les veines du brun, et les pensées tordues prennent progressivement place dans son esprit.
jolie sirène, sang-de-bourbe, se déhanche, mêlant souplesse, acharnement et luxure. elle a ce regard d'acier, regard assuré. la musique n'est que secondaire, se fait à peine entendre. saël, il peut presque entendre ses souffles d'où il est, ressentir sa concentration, sa passion. il reste calme, assis, discret. son regard reste fixé, sans jamais être dévié. les autres s'agitent, s'excitent, ne savent pas tenir leur fessier cinq minutes sur une chaise. ses mouvements et pas continuent de plus belle, rythmés par la musique et cette assurance. il ne peut s'empêcher de savourer à l'avance, saël, savourer le fait qu'elle sera sienne dans quelques minutes. minutes trop longues à supporter d'avantage. l'envie de la posséder est plus forte que tout. y'a pas de patience, pas de délicatesse.
il est désormais à l'étage, attendant impatiemment la vision d'un cheveux de feu, d'un regard sensuel, du jouet qu'est son corps en son entièreté. il trépigne presque, sourire mesquin en coin, et les désirs pervers se faisant ressentir. le sorcier se lève à son arrivée. opportunité d'admirer une fois de plus son corps de plus près, et d'imaginer. imaginer son corps une nouvelle fois nu et sous son emprise.

"te voilà, ma jolie. viens par là."

silence comme réponse. une âme d'avance condamnée, la situation ne peut s'éviter. le sourire du brun s'efface, laissant place à des yeux dévoreurs, assoiffés de plaisir. la patience à ses limites, et celles de saël sont plus que réduites.

"t'as pas envie que j'te fasse du mal, n'est-ce pas, lole ?"

elle n'a pas envie, non. c'est pas la première fois qu'il lui donnerait des coups, mais ce soir-là, particulièrement, c'est pas le bon moment. mais elle est rebelle, la minable. alors il peut s'attendre à tout, comme à rien.
souviens-toi, lole. tu lui appartient, t'as plus le choix maintenant. soumets-toi, exauce tous ses désirs les plus fous, comme tu sais si bien le faire. mais combien de temps ça va durer ? comment ça va terminer, toute cette histoire ? t'en sais rien, lole, et lui non plus. deux imprévisibles, deux sauvages, et les explosions qui vont avec. mais l'avenir aussi réserve ses surprises, jolie rousse, alors fais attention à toi.

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Lole Fauconnier
PSEUDO : vieux frères/cass.
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ARRIVEE : 22/07/2015
ÂGE : vingt-cinq ans.
SANG : de bourbe, rejetée de la société, victime de ces géants.
COEUR : volage, entrainé dans les méandres de la passion.
EMPLOI : danseuse/fille de joie aux mille et une nuits.

MessageSujet: Re: crying lightning (saëlole)   Lun 31 Aoû - 15:16


how could you be so heartless?
dis leur que tu t'sens seul, que tu sais plus quoi faire pour trouver un peu de chaleur humaine.
≈ ◊ ≈


Elle lance un dernier regard dans le miroir et baisse ls yeux, écoeurée, dégoutée à jamais. Son reflet la frappe, lui heurte la vue. Ca lui fait tellement mal de se confronter chaque jour à l’écho de sa misère. Ca lui fait tellement de mal de voir l’ombre d’une douloureuse nostalgie tourmenter son âme dans la glace, comme une carapace brumeuse qui encercle son corps frêle, noircit sa chevelure flamboyante, taille ses cernes et creuse des joues au couteau. Une princesse rebelle dont la couronne est tombée aux pieds des sultans il y a bien longtemps. Soumise à cette image, malheureusement, Lole ne peut compter plus que sur elle pour vivre, pour survivre. Elle n’a plus que cela, désormais ; ses filaments dorés qui encadrent son visage, ces formes généreuses qui font trembler d’envie bien des hommes qui passent dans son lit. Une façade plastique qu’elle alimente, qu’elle nourrit, qu’elle polit, afin d’atteindre cet idéal de perfection dont ils rêvent tous, dont elle-même a un jour beaucoup souhaité. Aujourd’hui, cette beauté divine ne semble plus qu’une malédiction qui la suit, l’encombre. Bien qu’elle lui doive tout. Un physique entretenu qui cache bien des douleurs. Bien des coups. Bien des blessures. Une jeune fille brisée, à la fragilité qui émeut sa propre pitié. Une démarche insolente qui transpire de détresse, un regard électrique dont le cratère émeraude de l’iris renferme mille secrets, mille souffrances, mille péchés. Un océan agité, enragé, qui danse dans ses prunelles polluées, tâchées par le vice de l’incertitude, de l’égoïsme bestial.
Et elle se noie.
Encore une fois.
Encore des tonnes de fois.
Encore et encore, elle succombe faiblement à ces mutilations. Des gouffres qui se forment dans la machine, là-bas, à gauche. L’abysse qui l’appelle dangereusement, les symphonies de l’Enfer qui sonnent comme des rocks sophistiqués à ses oreilles. Bourdonnements incessants. Un tourbillon qui l’emporte loin, tellement loin. Ses poumons meurtris, abîmés, cessent de fonctionner. La fin d’un espoir vain.
Et elle se noie. Et elle s’envole.

Lole déteste cet endroit. Le cabaret des mille et une nuits est devenue l’antre de ses pires cauchemars. De ses mauvaises aventures. Le témoignage de sa débauche. Braver cette scène, ces hommes dépourvus de toute humanité devient chaque soir un peu plus quotidien, un peu plus habituel, alors qu’elle voit sa dignité, son honneur, sa fierté, s’envoler à tout jamais.
Evaporés.
Effacés.
On leur dit adieu à peine le seuil de la porte d’entrée franchi pour la première fois, ici, pour les gens comme elle. Pour ces autres dont elle fait parti. Pour ces gamins des rues, pour ces voyous qui cherchent rédemption, qui cherchent un peu de compagnie, qui cherchent la vérité.
Qui se cherchent.
Et ça aussi, ça lui fait mal. Ce poids sur la poitrine alors qu’elle aperçoit les pommettes de cette jeune adolescente se trouer, se caver. Blonde, élancée, une foudre colérique valse dans ses prunelles gâtées. Sales. Elle aurait pu être jolie, si elle ne s’était pas lancée sur ce chemin dangereux. Inévitable. Dans cette direction à sens unique. Impossible de faire marche arrière, désormais. La peau collée aux os, elle a le regard vide, éteint. Le teint pâle. Le dos cambré. Le visage dégueulant de souffrance. Ca fait de la peine à Lole. Et puis, elle se dit qu’elles se ressemblent sûrement. Pitoyables. Désemparés. Cherchant quelques pièces et vendant leur corps pour y parvenir. Triste vie.
La pitié s’évapore bien vite.
A choisir entre sa vie et la sienne, Lole ne tiendrait pas longtemps le débat.
Sa minable survie contre n’importe quoi.

La musique rythme sa danse maladroite. Pas par manque d’aisance ou par gêne, mais plutôt par manque de talent. Cela fait bien longtemps que Lole s’est détachée de tout complexe face à ces visages flous (la drogue c’est mal), ces ombres, ces fantômes tapis dans une drôle d’hallucination. Sombre. Des bois se distinguent. Elle ne veut plus s’échapper, elle n’y arrive plus. A bout de souffle, elle n’a plus que pour unique but de les éblouir. Leur couper la respiration. Les faire taire d’excitation. Et s’il lui manque certes un certain don artistique, s’il lui manque certes le rythme dans la peau, son parfait déhanché suffit à faire pâlir ces pauvres bêtes assoiffées. Assoiffées de sexe, de domination, de sang. Elle se doit de se plier à toutes leurs envies, tous leurs caprices. Elle leur donne tout ce qu’ils souhaitent. Leurs fantasmes les plus secrets.
Et elle s’habitue.
Et la noirceur qui infiltre ses veines la submerge.
La défaillance, à nouveau.
Un peu plus de plaisir, un peu moins de souffrance. De larmes. De cris. Etrange sensation qui la submerge alors qu’elle trouve presque un intérêt à danser violemment, vulgairement, devant ces faces affamées. L’animal en elle se réveille. Son instinct sauvage se distingue de toute autre émotion et prend le dessus. Elle ne sait pas réellement si la drogue lui fait cet effet là. Elle n’est même pas sûre d’avoir envie de savoir.
Elle en rejoint un au hasard, qui semble la fixer depuis le début de la soirée.
Elles sont pourtant cinq à amuser ces grossiers abrutis. Mais chaque soir, c’est la même histoire. Lole est la seule étoile qui brille. Le seul ange déchu qu’on veut capturer. La seule qu’on voit. Qu’on veut posséder. Et elle aime en jouer – divin tintement cristallin lorsque ses poches se remplissent, un peu, d’or tant convoité. Un nom reste bloqué dans un coin de son esprit alors qu’elle n’a même pas envie de savoir l’identité du vieux qu’elle tient par la cravate.
La chambre toute proche. Avec l’expérience (et comme c’est triste, sanglant, de dire cela), Lole a appris à ne pas se précipiter. Pour qu’ils reviennent, ces pigeons, ces enfoirés. Pour qu’ils deviennent les victimes de se cercle vicieux. Pour qu’elle devienne maîtresse du mal qui les hante, détentrice de la clé qui les mènerait vers le pardon, la libération. Un sourire mesquin se dessine sur son visage alors que soudainement, elle se trouve un peu trop couverte dans sa tenue bien trop légère.
Et puis Saël.

Elle savait qu’il l’attendrait. C’est pour ça qu’elle est montée avec un autre. C’est pour ça, qu’inconsciemment, elle s’est un peu mieux maquillée, bouclée les cheveux, qu’elle a enfilé des sous-vêtements plus osés, qu’il apprécierait, elle le savait. Elle veut qu’il la désire plus que n’importe quelle autre fille sur cette planète. Elle veut qu’il regrette de la traiter comme il le fait. Elle veut lui montrer que ses mots durs, que ses mots meurtriers, ne l’atteignent pas. Qu’il ne représente rien. Elle veut devenir sa drogue, sa came, sa purge, son stupéfiant. Elle veut qu’il ne puisse plus se passer d’elle, de ses mains sur son corps, de ses lèvres violentes sur les siennes, de l’idée de sa possession. Elle veut qu’il pense l’avoir acquise pour qu’il sombre. Pour que ce soit à son tour de souffrir, alors que, jubilante, elle l’observera sadiquement essayer de se relever. L’implorer. Doux rêve qui l’emmène quelques secondes.
Une pastille n’a pas suffi. Elle sent déjà les effets s’estomper.
Il l’attend. Il l’attend devant cette chambre qui est la leur, désormais. Qu’ils ont baptisé de leur haine, de leur désir, de leur plaisir. Qu’ils ont souillé de ces pièces jetées à la volée et des coups de ceinture sortis de nul part. Comme des trains dans la nuit.
Elle croise son regard.
Une étincelle qui l’électrise.
Une
Deux
Trois
Quatre secondes s’écoulent.
Quatre secondes de trop.
Quatre secondes qui signifient bien trop.
« T’as pas envie que je te fasse du mal, n’est-ce pas Lole ? » Elle serre la mâchoire, s’approche d’un demi-pas. Même si sa silhouette est rehaussée par une dizaine de centimètres de talon, il reste plus grand qu’elle. Stupide supériorité. « C’est pas ton tour, ce soir. » Déclare-t-elle satisfaite. « Tu ne toucheras à aucune partie de mon corps aujourd’hui. Va te trouver une autre pute pour calmer tes petites hormones de pré ado. » Un dernier sourire narquois et elle le contourne. Doucement. Elle sait qu’il va la retenir. L’attraper par ta taille, le bras, le poignet. La pousser, la frapper, peut-être. Il va faire quelque chose.
Elle le veut.

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Saël Beaumort
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MessageSujet: Re: crying lightning (saëlole)   Mer 2 Sep - 13:24



your pastimes consisted of the strange, and twisted and deranged, and I love that little game you had called crying lightning.


sa fière allure rivalise avec la beauté du monde sorcier. parfois éclatante, parfois déchirante. elle est tout, et rien à la fois. il est l'orage, et elle, la tornade. plus ou moins violente, plus ou moins ravageuse. mais toujours un moment gravé, mémoire qui reste à à jamais. tout semble aller lorsqu'ils sont séparés, mais réunis, c'est tous les sens éparpillés, impossible à retrouver.
et ça depuis tant d'années. c'est la sang-de-bourbe détestée, et adorée à la fois. saël, il prend un malin plaisir à la torturer, la posséder, la dominer. elle ne peut pas fuir, pas courir. saël est devenu sa prison, et elle est condamnée à perpétuité. pas de remise en liberté, pas de faveurs accordées. son statut est crime, et son caractère, affligeant, révoltant. et ce monstre, maître de son univers, de son avenir, des pensées envolées de la détenue. peine purgée lentement, avec toujours plus de violence. l'avancée est incertaine, la surprise se mêlant à l'explosion du puissant et de la prisonnière. satisfaction et fierté justement savourées.
être avec lole, c'est la passion mélangée à la violence. cette sensation qu'on peut toujours aller plus loin, sachant qu'elle nous appartient. être avec lole, c'est les billets lâchés, la dépense sans compter, en échange d'un corps abîmé. être avec lole, c'est la folie pure, dépassant la raison. réunion de deux sorciers noirs d'âme, si similaires et différents à la fois. un désir sans frontières, une pulsion décuplée. être avec lole, c'est la puissance dans ses extrêmes. la supériorité du sang-pur qui domine et qui abîme. celle qui réduit le feu à néant, ne laissant qu'une lueur imperceptible. être avec lole, c'est l'interdit repoussé. les limites dépassées, la dangerosité éclatée. véritable jouet, à manipuler sans merci. parce qu'on a payé, parce qu'on la possède. elle aime ça, et il le sait.

c'est pas ton tour, ce soir."

c'en est presque devenu un besoin. pulsions à assouvir, désir à accomplir. elle ne décide pas, elle ne fait pas les choix. jolie rousse n'est que propriété du sorcier, impossible à s'en échapper. la colère lui monte au cerveau, qu'il sent s'éclater à petits feux. saël, les veines gonflées, les poings serrés. ses yeux transpercent les siens, d'une force remplie de haine, d'une rage sans merci.

"tu ne toucheras à aucune partie de mon corps aujourd'hui. va te trouver une autre pute pour calmer tes petites hormones de pré ado."

lole la dure, l'insouciance née. saël quelques fois impressionné, abasourdie par ce danger sans fin, dans lequel elle fonce tête baissée. ces paroles, comme échappées de ses lèvres si proches qu'il a envie d'embrasser. nouvelle force contre laquelle lutter. ces paroles, qu'elle va regretter. colère insoutenable, qui lui sera infligée, et elle ne sera pas la seule à en faire les frais. ce client avec lequel elle est montée, jouant d'avantage avec l'interdit. vieille gueule d'ange qui s'apprête à creuser sa tombe, avec ce regard apeuré, mais surtout vague, noyé dans l'alcool qu'il a ingurgité. saël porte son regard vers cette âme qui peut à peine marcher. il a cet air dépravé, négligé. il sait, saël, qu'elle le fait exprès. la tornade de feu veut prendre le pouvoir, avoir le dessus sur le tonnerre qui gronde. mais c'est loin d'être prudent. elle commence à bien connaître saël, ses réactions, ses émotions, toutes exagérés et explosives. mais lole, elle aime le défi, l'interdit.
il laisse échapper un rire légèrement forcé, exagéré. rire sournois, rire sadique. elle est censée être toujours là pour le soulager, convaincre sa supériorité. et elle continue à jouer avec ce feu dont on l'identifie. mais lole, à quoi tu veux jouer ? tu passes ton temps à provoquer, à vouloir du monstre fou qu'il abaisse sa supériorité. tu veux inverser les rôles, montrer que tu n'es qu'un statue de marbre, prête à tout encaisser. les mots durs prononcées, les coups trop bien dirigés. prends garde, tu pourrais le regretter, bien plus que tu n'oses l'imaginer.
minable arrogante qui ne mérite que le mal. un mal, infligé sur ses pommettes rosées, ses poignets d'acier, son corps déjà meurtri, endommagé. aucune délicatesse, aucun respect. elle n'en vaut pas la peine, elle qui n'est qu'une honte à la société. lole, joueuse du danger.
elle se tient à quelques centimètres de saël, les yeux relevés, ce regard qui se veut être assuré. dernier sourire arraché alors qu'elle se met à se retourner. son esprit bouillonne, monstre contrarié. d'un coup sec, il attrape sa chevelure flamboyante, désormais abaissée. corps fébrile plaqué au plancher. la réalité est dépassée, l'adrénaline, la colère, la haine contrôle ses pensées.
sourire satisfait, à croire qu'elle s'y attendait. à croire qu'elle aimait réellement sa violence, la souffrance qui lui était donnée. rage de saël désormais décuplée. même étant au plus bas, elle reste rebelle, comme si tout a été planifié dans sa tête.
il frappe d'un poing ferme son joli minois, visage pâle à nouveau ensanglanté. puis il s'avance d'un pas décidé, baguette serrée au creux de la paume. ce vieux client aux yeux ébahis, incapable de prendre la fuite, bien trop éméché. de nouveau ce sourire en coin, puissance évidente. les sortilèges de torture, sortilèges qu'il maîtrise à la perfection. endoloris. sourire élargi devant la souffrance du sorcier. on ne peut l'entendre, il a tout prévu. il veut que lole assiste à son oeuvre. c'est elle qui l'a voulu, elle qui l'a provoqué. c'est son client qui en fait les frais, mais, t'inquiète pas, belle rousse, ton tour ne va pas tarder.

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Lole Fauconnier
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MessageSujet: Re: crying lightning (saëlole)   Sam 26 Sep - 15:56


how could you be so heartless?
dis leur que tu t'sens seul, que tu sais plus quoi faire pour trouver un peu de chaleur humaine.
≈ ◊ ≈


Elle n'a pas spécialement peur de sa violence, de son arrogance. Du sang-pur qui coule dans ses veines. Bien au contraire. Attirée par les ténèbres qu'il dégage, par la noirceur qu'il incarne, ne serait-il pas, après tout, ce qui pourrait au mieux se rapprocher d'une sorte d'alter-égo ? D'un double maléfique, bien plus encore qu'elle, bien plus encore qu'elle ne le voudrait. Et comblée par ces bourrasques, par ces tempêtes, Lole, elle n'en démord pas ; baiser le fils Beaumort reste un des seuls plaisirs inavoués qu'elle ose s'autoriser. Triste quotidien. Paradoxe émotionnel qui la fait vibrer un peu plus chaque nuit, leurs folies interdites déchirant l'obscurité malsaine. Les insultes souillent son esprit tourmenté, les vulgarités tâchent ses lèvres pulpeuses, dominées, jamais dominantes. Soumise à cette image, Lole la pute en est peut-être bien une, au fond. Peut-être qu'elle aime ça. Peut-être qu'elle est devenue dépendante de ça. Bien plus qu'un moyen de s'en sortir financièrement. Bien plus qu'un moyen d'avoir un -minable- toit, mais un toit quand même. Bien plus qu'un moyen de gagner quelques sous, jetés à la volée sur la courbe cambrée de son dos fatiguée par ces incessants vas-et-viens d'une violence farouche.
Une façon de trouver un peu de chaleur humaine.
De retrouver tous les soirs son corps brûlant contre le sien.
Contre le sien et tous les autres enfoirés qui vident leurs poches pour une paire de seins.
Lole, elle n'a pas de scrupules, détachée de toute dignité, de toute fierté, de toute chance de rédemption. A quoi bon essayer de luter une fois au fond de l'abysse ? A quoi bon continuer de se battre ? Elle a abandonné la partie depuis longtemps. Elle s'est faite à l'idée. Elle s'est complètement adonnée à ces pêchés.

Une seconde et une vive douleur semble lui arracher le crâne. Elle échappe un léger cri de surprise. Comme si elle ne s'y attendait vraiment pas. Comme si elle ne le voulait vraiment pas. Mensonges qui l'entrainent sur ce chemin dangereux des fous, aveuglés par le sang, la mort, la torture. Elle l'a déjà emprunté. De trop nombreuses fois. Saël s'y est égaré. Et elle le cherche, sans relâche, dans la pénombre. Dépendante à ses lèvres, à son torse, à ses muscles saillants. Elle le veut toutes les nuits, tous les jours aussi.
Il la frappe en pleine figure, si violemment qu'elle croit un instant entendre son nez craquer. Et puis il la jette au sol, fait volte-face. Lole se recroqueville, gémit de douleur. Elle a la joue entaillée, l’œil violacée. Un peu plus que d'habitude. Parce qu'elle sait ce que ça fait, être frappée. Souffrir de sa main.
Et ce soir c'est différent.
Ce soir elle aime presque ça.
Cette drôle de jalousie qui lui va si bien. Elle esquisse l'ombre d'un sourire et quitte rapidement ses talons (un peu trop) hauts, se relève difficilement sur ses deux jambes et essuyant la sève vermeille qui roule sur son visage pour venir se perdre derrière sa nuque. Farouche, sauvage, elle serre les dents et alors que Saël commence son rituel de torture sur son client, elle bondit, saute sur son dos, le fait tomber à terre, roule au dessus de lui, une fois, deux fois, trois fois. Elle sent son poids l'écraser, rompre sa chaire, broyer ses côtes, mais elle ne faiblit pas. Telle une tigresse, animée par cette folie bestiale, elle frappe, elle cogne, elle heurte un bout de peau, parfois, et elle se débat, elle débat tellement fort qu'il semble presque surpris par son état. Parce qu'elle ne lui a jamais dévoilé cette facette de sa sauvagerie. Parce qu'il ne soupçonne pas la battante au fond d'elle. Le fort caractère qu'elle renferme. Celui dont il a eu un avant-gout, dans leurs nombreuses parties de jambes en l'air. Celui qui va le détruire.
Elle veut lui montrer qu'il n'a pas véritablement gagné.
Qu'elle ne va pas lui laisser la partie si simple.
Parce qu'au fond, elle sait qu'il la préfère comme ça.

Elle parvient difficilement à se relever, s'écarte alors que Saël a le visage ensanglanté par les nombreux coups qu'elle lui a administré. Elle court se réfugier dans la chambre (sa chambre, comme elle se plait à dire, celle où elle régale les hommes, tous les soirs), soulève ce vieux tableau qui pouvait peut-être dater de la Renaissance, en extirpe le poignard qu'elle cache ici depuis quelques temps déjà et se retourne, les sens en alerte.
Elle sait qu'il reviendra à la charge. Elle sait que la partie n'est pas finie.
Qu'elle n'est jamais finie.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: crying lightning (saëlole)   Mer 30 Sep - 19:58



your pastimes consisted of the strange, and twisted and deranged, and I love that little game you had called crying lightning.


lole est le feu qui brûle à jamais, qui laisse échapper des étincelles imprévisibles. ça transperce le corps et l'esprit, ça s'encre dans la moelle, troue tes pensées. ce feu te transforme en trouble tout entier, brouille ta réflexion, retient toutes les attentions. y'a l'appréhension et l'envie, cette envie de s'approcher un peu plus du danger endiablé. tu caresses doucement une flamme en prenant le risque de te brûler. et puis elle fait de toi un feu d'artifice.
mais il aime ça, saël.
il a toujours aimé ça, mais il ne l'avoue pas.
ça lui ajoute le piquant qu'on ne sent jamais venir. le fantasme de collégien transformé en une multitude d'aventures de nuit.
l'excitation ne s'éteint pas, elle ne s'est jamais éteinte. c'est la rousse, la flamme de son esprit. parce que son corps qui ondule et qui vibre aux rythme de ses coups de reins nocturnes fait monter l'adrénaline. saël, il aime cette peau douce et porcelaine, presque pure, mais qui pourtant est salie par les passages réguliers de clients affamés. il aime ces brins de cheveux entremêlés, sentant l'effort de la journée. il aime ces yeux fatigués mais avec ce maquillage en guise de tentative de paraître moins explosée. il aime sa bouche, ses lèvres qui s'ouvrent un peu plus et qui laissent échapper un souffle puissant lorsqu'il décide d'y aller plus fort, sans prévenir. il aime. il l'aime ? non, lole est un poison. le poison dans ses veines, le venin d'un serpent. fourbe, rapide et imprévisible, mais somptueux à la fois. lole, c'est la créature qui a empesté son âme de sombre sorcier, son corps tout entier.

mais là, la rage prend possession de son esprit. il a ces yeux bouillonnant de haine, envers elle, envers lui aussi. lole a beau être le feu ardent, elle brûle elle-même ses ailes. elle l'a voulu, elle l'a mérité. la misérable a voulu jouer, elle va regretter. parce qu'elle n'a pas le droit de l'affronter. une sang-de-bourbe ne peut pas s'élever et se mesurer à la vraie pureté. et pourtant, elle continue toujours, comme si elle le voulait, comme si elle voulait se tester, et le tester lui aussi.

la rebelle est à terre, gémissant sur ses genoux rougis par la chute, et tachetés de gouttes de ce sang impur. et saël, il torture la pourriture qui a osé la suivre dans la chambre qui était sienne. il sourit en le voyant recroquevillé, se tordant d'une douleur qu'il ne peut contrôler. puis en quelques secondes, il se retrouve au sol, avec la sauvage, l'endiablée, qui s'enflamme, pour la véritable première fois depuis le début de la soirée. enfin.
elle le frappe de ses mains meurtries, faisant gicler le sang de tous les côtés. son sang à elle, son sang à lui. les deux extrêmes sont liés. saël a du mal à la contrôler, tente de retenir ses frappes, en esquive quelques-unes, s'en prend la plupart. elle l'étonne presque, montre d'elle un façade plus violente, plus intolérante. lole devient bête en furie, explosion de flammes, incendie meurtrier.
saël se relève et passe au dessus d'elle, attrapant ses cheveux, préparant ses poings. un coup, deux coups, des milliers de coups. le rouge coule de son visage, vient tâcher le corps déjà sali de la rousse, vient tâcher le sien aussi, puis partout ailleurs. et elle s'échappe, difficilement, mais elle y parvient.
elle s'en va et puis revient, un poignard à la main. saël est debout, le sang dégorgeant de ses mains abîmées, s’imprégnant dans le parquet. un sourire pervers et mesquin se dessine progressivement sur son visage, laisse apparaître ses canines. quelques mètres les séparent, et il veut raccourcir la distance. comme toujours, comme à chaque fois. comme à chacun de leurs ébats. "tu penses pouvoir m'impressionner ?" il a presque du mal à parler, croyant qu'il a peut-être une ou deux dents de cassée. mais c'est pas grave, ça il peut toujours l'arranger. il restera toujours parfait.
saël lâche sa baguette, il n'en a pas besoin. avec lole, c'est toujours les poings en alerte, la réalité affronté. il aime la toucher, lui faire du mal. un mal qui vient de lui, de son corps en son entièreté. parce qu'il ne peut pas résister à la heurter, à la violenter. parce qu'il la hait de toute son âme. parce qu'il veut la voir souffrir et sombrer sous ses violence désirées. il s'avance vers elle, doucement, essuyant au passage le liquide rougeâtre qui dégouline de son menton. il sait qu'il a le pouvoir, qui l'a achetée. elle est sienne, et un poignard ne remédiera pas à cela. alors il bloque ses poignets, la plaque contre le mur, s'approche à quelques millimètres de son minois ensanglanté. elle serre toujours d'une force son couteau, s'entaillant les paumes. "t'es qu'une misérable, lole. allez, débats-toi de toutes tes forces, même si t'y arriveras pas. cris. hurle. montre-moi ce que tu peux faire, ma jolie."
plus que jamais, elle se transforme, lole. elle se rebelle, explose, il le sait, il le voit. ce soir, elle va se déchaîner, dépasser ses limites. et saël va en prendre pleins les yeux, agrandir son sourire et le rendre plus malicieux.

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